VALLERY-RADOT (René) - "Je l’ai lue à M. Pasteur qui me charge de vous adresser ce petit mot difficile à lire"
LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE ADRESSÉE À UN AMI
VALLERY-RADOT, René (1853-1933)
Lettre autographe signée « R. Vallery-Radot » adressée à un ami.
4 avril 1884
1ff. in-8 plié en 2 (22,5 x 17,7cm). Infimes brunissures.
Lettre autographe de René Vallery-Radot, écrivain, historien et gendre de Louis Pasteur, datée du 4 avril 1884. Il fut l’un des proches les plus intimes de Louis Pasteur grâce à son mariage avec Marie-Louise Pasteur. Cette position familiale privilégiée lui donna accès au quotidien, aux réflexions et à l’œuvre de Pasteur, qu’il s’attacha à faire connaître avec une profonde fidélité. Il consacra une part essentielle de sa vie à préserver et transmettre l’héritage du Pasteur, notamment à travers sa célèbre biographie La Vie de Pasteur, ouvrage de référence. Sa proximité unique fait de lui un témoin indispensable pour comprendre l’homme derrière le grand scientifique.
La missive est adressée à un ami (non identifié) et contient une référence directe à Pasteur ainsi qu’à ses travaux, à travers une lettre de « M. Garnier » transmise au savant. L’auteur précise qu’il a lu la lettre à Pasteur lui-même, lequel l’a chargé de transmettre ce mot difficilement lisible mais « qui payera de sa peine » le destinataire. Le texte se clôt par une note pleine d’élan : « Nous pourrions, il me semble, commencer à chanter le Ça ira ». Cette référence, chargé d’enthousiasme reflète le climat d’effervescence qui règne alors autour des travaux de Louis Pasteur, d’autant plus frappante que cette correspondance date d’environ un an avant le premier succès du traitement antirabique en 1885, l’une des percées les plus décisives de la médecine moderne.
« 4 avril 1884
Mon cher ami,
Voici la lettre que je reçois de M. Garnier. Je l’ai lue à M. Pasteur qui me charge de vous adresser ce petit mot difficile à lire, mais vous serez payé de votre peine. J’aurais voulu répondre à M. Garnier. J’ignore son adresse. Excusez-moi auprès de lui.
Je vous serre la main de tout mon cœur.
R. Vallery-Radot
Nous pourrions, il me semble, commencer à chanter le Ça ira ».
Provenance : Collection privée.