BERGERAT (Émile) - "Je tiens à ce que l’on ne publie rien sur Vidocq en ce moment. J’ai des raisons très sérieuses"

ENSEMBLE DE 7 LETTRES AUTOGRAPHES SIGNÉES

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BERGERAT, Émile (1845-1923)

Ensemble de 7 lettres autographes signées par Émile Bergerat, écrivain, dramaturge, critique d’art, figure majeure de la vie littéraire et théâtrale de la Belle Époque, gendre de Théophile Gautier.

6 ff. in-8 (entre 15 x 11,5cm et 22 x 17,5 cm) et 1ff. in-4 (27,5 x 21cm), tous sur papier libre. Infimes marques de pliures.

Les 4 premières lettres éclairent de manière précise et vivante la relation professionnelle et personnelle entre Émile Bergerat et le comédien Constant Coquelin, ainsi que les coulisses de la création et des difficultés de la pièce Vidocq.

Émile Bergerat ne reçoit plus de réponses de Coquelin aîné et demande pourquoi. Il réclame ensuite des manuscrits de Vidocq (tableaux remaniés), insistant sur ses droits d’auteur et sur la difficulté d’obtenir une communication directe avec Coquelin.

Bergerat exige ensuite qu’aucune publication concernant Vidocq ne paraisse pour le moment. Raisons « très sérieuses », non exprimées. Il promet un moment plus propice.

1- Lettre autographe signée et datée du 7 janvier 1906 adressée à Mr. Chabert

« 7 janvier 1906 Mon cher Chabert J’ai écrit le 1er janvier à Coquelin une longue lettre et l’ai adressée à Cambo. Point de réponse, savez-vous pourquoi Cordialement Émile Bergerat 74 rue Laugier »

2 – Lettre autographe signée et datée du 15 novembre 1906 adressée à Mr Chabert

« 15 nov. 1906 Cher Mr Chabert Je vous serais fort obligé de vouloir bien rechercher dans les manuscrits de Mr Coquelin les quatre tableaux de Vidocq qu’il a de la version dernière et qu’il aa depuis le 17 décembre 1905, et de me les renvoyer. Merci de la peine que je vous donne, et croyez à mes meilleurs sentiments Émile Bergerat Nouvelle adresse : 12 rue Jean Baptiste Dumas 17ème arrt Paris »

3 – Lettre autographe signée et datée du 26 novembre 1906 adressée à Mr Chabert

« 26 novembre 1906 Mr Chabert, chez Mr Coquelin 6 rue de Presbourg Cher Mr Chabert, Vous m’avez fait ni droit ni réponse à ma lettre du 15 novembre dernier par laquelle je vous priais de me renvoyer les manuscrits des quatre tableaux remaniés de la dernière version de « Vidocq » remis par moi à Mr Coquelin le 17 décembre 1905, et qui sont le premier, le quatrième, le sixième et le septième tableaux, les autres étant demeurés conformes. Voulez-vous dire à Mr Coquelin ceci : 1° : que si je me suis adressé à vous, c’est que, d’abord, je n’ai plus reçu de lui-même réponses à mes lettres ; ensuite qu’il ne m’a pas reçu à mes visites, soit chez lui, soit au théâtre, même sur ses propres rendez-vous ; et enfin que je vous sais son secrétaire et son archiviste. 2° : que le but de ma réclamation était de confirmer par un fait la latitude que j’avais laissée, en date du 13 octobre, à la Direction de la gaité de jouer et monter sous sa responsabilité la version précédente à laquelle elle voulait s’en tenir, et de démontrer que je n’y mettais pas d’obstacle, malgré le droit avéré que tout auteur, signataire de son œuvre, a de perfectionner cette œuvre jusqu’au lever du rideau, et même par-delà, s’il la signe. Recevez, cher Mr Chabert, mes meilleures salutations. Émile Bergerat 12 rue Jean Baptiste Dumas Dix-septième arrondissement Paris »

4 – Lettre autographe signée et datée du 2 avril 1910 adressée à Mr Chabert

« Mon cher Chabert J’ai vu (?) Je tiens à ce que l’on ne publie rien sur Vidocq en ce moment. J’ai des raisons très sérieuses. Au moment voulu, vous pouvez être tranquille, vous aurez de quoi alimenter la ( ???) publique. Bonnes amitiés Émile Bergerat 2 avril 1910 »

5 – Lettre autographe signée et datée du 24 février 1914 accompagnée de son enveloppe oblitérée au 25 février 1914 adressée à Melle Marcelle Yrven.

Réponse élégante et pleine d’esprit à l’actrice qui lui a envoyé une brochure. Il approuve sa remarque sur « l’ignorance littéraire des comédiens » — ce qui prend une ironie subtile puisqu’il s’adresse précisément à une actrice compétente.

« Mademoiselle J’ai reçu et lu la charmante brochure que vous m’avez fait l’honneur de m’adresser. Ce que vous dites de l’ignorance littéraire des comédiens n’est que trop véridique, même, hélas, parmi ceux qui jugent nos ouvrages et décident de leur sort. Agréez, Mademoiselle, avec mes compliments, mes salutations empressées. Émile Bergerat »

6 – Lettre autographe signée non datée

« Mon cher Coq Mon fils me remet ton billet. Ah ! Sacrebleu, qu’est-ce que tu as ? Dédicace publique, dédicace privée reproduite dans ton article du Figaro, un sonnet sur papier japonais, ce dit sonnet publié dans la livraison du théâtre qui va paraître, ce que j’écris sur toi dans ladite livraison, l’expression permanente de mon affectueuse gratitude devant tout ton personnel pendant près de quatre mois de vie quotidienne de répétitions, l’affection des miens pour toi, et quoi encore ? Qu’est-ce donc qu’il te faut… Parle du reste, je ne sais plus. Et puis, voyons, met-on de l’effusion lyrique dans un remboursement ? Non erat his locus, c’est le cas de placer ce latin d’Horace. Tu dis que tu n’es pas sentimental, et tu en veux plus qu’une maîtresse [???] Tu veux qu’on t’aime tout le temps ! Fichtre, fouchtre, bigre, boulgre ! Je te dis que tu es fol !... Je t’aime de tout mon cœur, voilà qui est certain et comme dans toute affection humaine, il y a de petits nuages… oui mais il y a toujours, n’est c pas […] nuages. La pièce trainée et retardée pour Mr Rostand avec lequel tu faisais 1900 francs en pleine saison, deux mois à grosses recettes perdus… Tu disais que cela ne compterait pas à tes yeux, et je vois pourtant que ça compte, puisque tu vas à Londres sans plus que Reine, au grand chagrin d’Hading, qui perd ainsi, et elle aussi, le bénéfice de son triomphe. Le coup est dur, très dur, excessivement dur, pour la pièce, si dur que tu n’as pas osé me l’annoncer toi-même. Tout Paris se demande déjà pourquoi tu me lâches ainsi « sur la terre étrangère », et tout Londres s’en étonne. Souviens toi de ce que t’a dit Blowitz. Les Anglais ne te pardonneront pas de na pas leur soumettre ta nouvelle création, ou tu es absolument magnifique. C’est ton meilleur rôle, entends-tu, le plus humain, le plus profond que tu aies joué, avec Figaro. Si tu persistais, tu l’imposerais en quinze jours, et il y fallait, quoi ? Justement Londres ! Fin des nuages. Tout le reste est du ciel clair et du plein soleil, et je ne comprends pas ton petit billet reprochatoire. Na ! Tout ton Berge Sais-tu aussi ce qui m’embête ? Tu as l’air, toi, en n’emportant pas P. q. R. chez Shakespeare, de reculer devant Sarcey ! Et on me l’a dit ! Horreur »

7 – Lettre autographe signée non datée

« Mon vieux Seras-tu à la porte aujourd’hui ? A quelle heure ? Je ne peux rien faire sans mon travail du Palais Royal, et tu ne me l’as pas rendu. J’irais donc te le quérir, ou à Jean, si c’est lui qui l’a. Ton Berge te baise Ah ! Si tu pouvais emmener avec toi Théo à Londres comme « jeune seigneur ». Il serait si utile qu’il vit Londres et l’Angleterre et je ne peux pas, hélas ! »

Provenance : Collection privée.

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Détails de l'ouvrage
LJE_LAS_Bergerat

Caractéristiques

Auteur
BERGERAT (Émile)
Thématique
Lettre autographe
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